
samedi 3 mai 2008
jeudi 1 mai 2008
mercredi 23 avril 2008
Nom de code: Artiste
Dans les carnets à spirales d'Emmanuel Michel, il y a des croquis ramenés d'Egypte, des Marquises et de Namibie, du Népal ou de Tunisie, des collages et quelques textes, des billets de bus, de train ou d'avion, des portraits et des apartés, des nuances, des paysages et pas mal de chevaux : "Je peux tout perdre, mes toiles, mes dessins, mes sculptures, mon atelier peut brûler, ce n'est pas trop grave si je sauve mes carnets "
Emmanuel voyage, beaucoup, tout le temps, partout, le carnet sous le bras, les crayons de couleur dans la poche:" Je vois, je reviens, je peins, ce n'est pas à l'origine, une démarche réfléchie, ça s'est fait tout seul ..." Son approche est, d'abord, plus journalistique qu'artistique: comme un photographe, il ramène les clichés qu'il griffonne dans son carnet, mi-herbier, mi-gribouillis cabalistique, mi-journal de voyage. Il note des idées, des sensations et des sentiments, tire des portraits, croque des scènes, des situations: dans le calme de son atelier, plus tard, en face de son chevalet, il se souvient des images, retrouve les couleurs, les odeurs et les profils, recompose les ambiances, décompose des scènes avec le visage de l'un et le cheval de l'autre, devant cette boutique d'Oulan- Bator ou dans la cour de ce bar du Guatemala...
De ses voyages, il dégage une thématique: découvrir, en prenant le temps, une ethnie, une culture, un mode de vie...Aller à la rencontre des gens, là où règne la fragilité du monde pour ensuite raconter, témoigner, parce qu'un jour dit-il " Cela aura disparu "
Il a vécu plusieurs mois en Tanzanie, dans une tribu nomade de chasseurs-cueilleurs où le carnet et le crayon deviennent de fabuleux moyens de communication : " Les gens sont intrigués , quand je travaille, ils viennent voir ce que je dessine, les enfants d'abord, ensuite les femmes...et leurs maris; même si on ne parle pas la même langue, on échange par le regard, par le mime, le dessin ..."
Le cheval est très présent dans l'oeuvre d'Emmanuel Michel...Ainsi en Mongolie où il a passé de longues semaines le cheval fait partie de la culture mongole , au point que certains hommes semblent ne jamais en descendre; il existe même des boutiques, des comptoirs surélevés , au hauteur du cavalier . Il évoque les couleurs des fantasias marocaines, l'hospitalité innée du peuple mongol et le rapport fabuleux qu'ils entretiennent avec leurs chevaux .
Depuis son retour , il travaille sur ce qu'il a ramené de ce pays , exploite
ses notes, peint des toiles qui seront exposées prochainement à Paris (en Juin ), Monaco et plus tard à l'Institut du monde arabe (en Octobre ) où il présentera son travail sur l'Egypte.
Les souvenirs liés aux chevaux ne lui manquent pas : aux Iles Marquises, où les chevaux galopent sur les plateaux, en Egypte où il assiste à des fêtes religieuses du rite soufi " Les cavaliers s'affrontent dans ses joutes équestres, ils ne se battent pas mais se défient, à la course ou à des jeux d'adresse, avec la musique, le sable, la poussière.."
Pour lui, tout est lié, voyages, peinture et sculptures: chacune de ses toiles raconte une histoire , courte, brève, un instantané qui attrape un regard, un galop, un mouvement...
Et le sien n'en finit pas de nous traduire ses émotions...
http://www.emmanuelmichel.com/
Emmanuel voyage, beaucoup, tout le temps, partout, le carnet sous le bras, les crayons de couleur dans la poche:" Je vois, je reviens, je peins, ce n'est pas à l'origine, une démarche réfléchie, ça s'est fait tout seul ..." Son approche est, d'abord, plus journalistique qu'artistique: comme un photographe, il ramène les clichés qu'il griffonne dans son carnet, mi-herbier, mi-gribouillis cabalistique, mi-journal de voyage. Il note des idées, des sensations et des sentiments, tire des portraits, croque des scènes, des situations: dans le calme de son atelier, plus tard, en face de son chevalet, il se souvient des images, retrouve les couleurs, les odeurs et les profils, recompose les ambiances, décompose des scènes avec le visage de l'un et le cheval de l'autre, devant cette boutique d'Oulan- Bator ou dans la cour de ce bar du Guatemala...
De ses voyages, il dégage une thématique: découvrir, en prenant le temps, une ethnie, une culture, un mode de vie...Aller à la rencontre des gens, là où règne la fragilité du monde pour ensuite raconter, témoigner, parce qu'un jour dit-il " Cela aura disparu "
Il a vécu plusieurs mois en Tanzanie, dans une tribu nomade de chasseurs-cueilleurs où le carnet et le crayon deviennent de fabuleux moyens de communication : " Les gens sont intrigués , quand je travaille, ils viennent voir ce que je dessine, les enfants d'abord, ensuite les femmes...et leurs maris; même si on ne parle pas la même langue, on échange par le regard, par le mime, le dessin ..."
Le cheval est très présent dans l'oeuvre d'Emmanuel Michel...Ainsi en Mongolie où il a passé de longues semaines le cheval fait partie de la culture mongole , au point que certains hommes semblent ne jamais en descendre; il existe même des boutiques, des comptoirs surélevés , au hauteur du cavalier . Il évoque les couleurs des fantasias marocaines, l'hospitalité innée du peuple mongol et le rapport fabuleux qu'ils entretiennent avec leurs chevaux .
Depuis son retour , il travaille sur ce qu'il a ramené de ce pays , exploite
ses notes, peint des toiles qui seront exposées prochainement à Paris (en Juin ), Monaco et plus tard à l'Institut du monde arabe (en Octobre ) où il présentera son travail sur l'Egypte.
Les souvenirs liés aux chevaux ne lui manquent pas : aux Iles Marquises, où les chevaux galopent sur les plateaux, en Egypte où il assiste à des fêtes religieuses du rite soufi " Les cavaliers s'affrontent dans ses joutes équestres, ils ne se battent pas mais se défient, à la course ou à des jeux d'adresse, avec la musique, le sable, la poussière.."
Pour lui, tout est lié, voyages, peinture et sculptures: chacune de ses toiles raconte une histoire , courte, brève, un instantané qui attrape un regard, un galop, un mouvement...
Et le sien n'en finit pas de nous traduire ses émotions...
http://www.emmanuelmichel.com/
vendredi 18 avril 2008
Renaissance
Il n'y a rien de plus
Léger
Qu'une ombre
Seulement l'haleine
Du vent
La pluie inverse
Comme il fait nuit
Il interroge le silence
Du bout des doigts
A peine le flux
D'une voix
Comme une pensée ensevelie
Sauf ici ou là
L'odeur d'une saison finie
Léger
Qu'une ombre
Seulement l'haleine
Du vent
La pluie inverse
Comme il fait nuit
Il interroge le silence
Du bout des doigts
A peine le flux
D'une voix
Comme une pensée ensevelie
Sauf ici ou là
L'odeur d'une saison finie
Le printemps s'y retient
Qui ouvre la porte
Et ce jardin multiplié
Sur une lointaine
Mémoire
Cette couleur oubliée
mardi 15 avril 2008
samedi 12 avril 2008
Clapotis

Toute censure levée, exploser dans un cri soudain, gémir ou se noyer dans un long hurlement: cela se fait sans qu'on le veuille et au hasard,(. pas de recherche de réponse et aussi peu de réflexion préalable que si, par exemple, on jette une pierre dans l'eau)
Parler: c'est s' adresser à quelqu'un- ou quelques, ou beaucoup- que l'on veut soit informer, convaincre, prier ou commander, soit prendre simplement pour partenaire et qui est votre interlocuteur ( S'agit-il de la parole écrite et l'interlocuteur, alors lecteur invisible, n'est que le récepteur, muet, par définition de notre soliloque)
Faire chanter les mots, comme un peintre peut faire chanter les couleurs.
Quand à la cible vers quoi notre voix orale ou écrite s'élance en flèche, on peut estimer que l'on ne crie pour personne, qu'on parle pour une personne au moins et que, si l'on chante, cela tend à toucher certaines fibres subliminales.
Crier, parler, chanter: progression qui va du flou au transparent, du tout à rien.
Lorsqu'on pousse un cri, on ne vise rien, quand on parle on vise à transmettre, lorsqu'on chante on vise à émouvoir .
Plus encore que parler, chanter est le moyen de ne pas être seul, fût-ce en se tenant compagnie à soi-même, comme qui fredonne une chanson pour s'encourger à poursuivre sa route.
Le chant comme une musique pénétrante et éveilleuse d'échos, harmonieusement agencée..
Crier: trouer le calme plat
Parler: tresser un lien
Chanter: psalmodier, balbutier ou faire taire ce qui , parfois fait mal et le muer en source d'enivrement.
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Quand cela chante à notre oreille ou sur nos lèvres, c'est que- fût-ce en les heures les plus noires- un vent ami fait frémir notre mâture.
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Librement inspiré d'un texte de Michel Leiris
lundi 31 mars 2008
Cabriole
Quelques jours d'absence, mais vous pouvez , malgré tout ,me laisser vos commentaires, je les lirai et y répondrai dès que possible.
Bonne semaine.

Bonne semaine.

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